Le procès attendu avec impatience par les victimes se déroule très bien bi
maintenant. Ce mardi, le témoin entendu était Ngambo Yaya, un résident de Berberati ayant vécu à Gadzi pendant les violents affrontements de 2013 à 2014. Après lui avoir fait prêter serment de dire la vérité, le président de la cour lui a accordé une vingtaine de minutes pour sa déposition.
Les déclarations de Ngambo Yaya impliquent certains accusés, tels que Behina et Bahara, tout en défendant d’autres. Il a été interrogé sur la situation sécuritaire dans la zone de Guen, avec des questions du président de la cour, du parquet spécial et des avocats des parties.
Le témoin a relaté qu’avant l’arrivée de la coalition Séléka, Gadzi avait seulement un policier et un gendarme, qui effectuaient des patrouilles entre Gadzi et Guen. À leur arrivée, ces forces de l’ordre ont fui, permettant aux Séléka de prendre le contrôle, érigeant des barrages et exigeant des pots-de-vin. Ils ont également été accusés de piller des commerces, en particulier ceux de la communauté musulmane.
Concernant l’entrée des anti-balaka le 1er février 2014, Ngombo Yaya a expliqué que dès leur arrivée, ils forçaient des habitants en bonne santé à devenir membres et s’en prenaient aux biens. Le premier jour, au moins 30 personnes auraient été tuées, leurs corps enterrés dans une fosse commune près de la mosquée de Guene


